Perruquées !
Le truc sympa dans un emménagement c'est qu'on retrouve toujours mille et un petits trésors qui étaient enfouis au fin fond des cartons.
Les filles sont donc tombées sur mes perruques, celles que j'aimais porter (quand j'étais jeune et fraîche) lors de soirées déguisées et arrosées.
Autant vous dire que ça nous a tous beaucoup fait marrer ...
Samedi - 16h - rue des Commines
C'était le RDV du week-end à ne pas manquer.
Sandra et moi nous nous sommes rendues au Supermarket.
Et nous sommes tombées 'par hasard' sur Annette et Isa sans oublier le petit Jojo flanqué de son ciré jaune.
Mom & Pop's Flower shop
Monsieur D
Parmi mes gros coups de coeur du week-end:
Poisson bulle et les toujours sublimes affiches de Blanca Gomez (j'ai falli craquer sur celle-ci mais la raison l'a emporté, pour une fois !!!)
La présence électrisée de David Courtin qui a enflammé le Supermarket
Et THE découverte, THE coup de coeur ultime : Papier Tigre.
Bon là, j'avoue j'ai craqué... je vous montre ça, in situ très, très vite et je pense que je vais faire des envieuses !!!!
Craquage aussi chez Anaïs Génot.
Ce samedi fut un chouette moment avec ma copine désormais lyonnaise, pendant que nos hommes gardaient les monstres à la maison (en buvant des bières devant le match de rugby !!!)
Junku
Certaines d'entre vous connaissent peut être cette chouette adresse, à deux pas de l'Opéra Garnier.
Véritable temple de la littérature nippone, Junku est aussi l'endroit idéal pour dénicher les livres Paumes, Come home ou les éditions de Paris, autrement dit, un vrai lieu de perdition.
Autant vous dire que j'ai craqué ...
10 ans
En mai 2002:
C'était une deuxième chance pour nous 2 (qui allait se révéler être la bonne)
J'habitais dans un petit studio avec du jong de mer au sol
L'homme habitait dans un petit studio rue Popincourt
Il venait chez moi, je venais chez lui mais nous n'avions pas envie de vivre ensemble tout de suite
Mon petit animal de compagnie se nommait Agathe, c'était une siamoise avec un caractère exécrable qui me vouait une passion sans borne et qui de fait, n'appréciait guère l'arrivée de ce beau brun chez elle
Je sortais beaucoup, je dormais peu, j'avais une pêche incroyable
J'avais mon premier emploi stable
Je partais en vacances au Club Med avec ma meilleure
Nous partions souvent en week-end en amoureux
Nous savions que nous aurions des enfants tous les 2
L'homme et moi fêtons aujourd'hui nos 10 ans de vie amoureuse.
2 petites heures... ailleurs
Ma soeur m'a offert pour mon anniversaire un hammam et un gommage à la Sultane de Saba, un endroit que j'aime particulièrement.
Ce matin, les filles à l'école et l'homme au boulot, j'ai filé à mon rendez-vous.
2 petites heures dans un endroit un peu magique, à mille lieux du tumulte de la ville.
Mille mercis soeurette pour ce joli moment...
Des larmes
Elle était au frais depuis 15 jours.
Ce soir la bouteille de champagne a été débouchée.
Nous avons regardé les résultats avec les filles même si nous les connaissions depuis plus de 2 heures.
A 20h il y a eu des larmes.
Mes larmes.
Des larmes de soulagement.
Moi qui étais encore trop jeune en 1981 pour me souvenir de quoique ce soit.
J'ai serré mes filles dans mes bras, commes mes parents avaient du le faire en mai 81.
Ce soir je pense fort à eux et à elles.
Le long du mur et ailleurs
J'aime bien ces endroits ombragés du jardin. Ces lieux où la nature reprend ses droits. Du lierre ici et là, qui grimpe le long du mur, qui grignote les pieds des arbres. Des cabanes à oiseaux...
Ces petits endroits où le chat et les filles aiment se cacher.
Quand la quiche devient - presque - pro
Mais que vois-je sur cette petite banquette ??
Dis moi pas que c'est pas vrai ??
Un gilet de berger ??
Vi Vi Vi, nous ne rêvez pas ...
Et en plus c'est moi qui l'ai fait !
Bon, certaines petites choses sont à revoir, à corriger.
Un petit peu petit pour ma mini bestiole qui ne le portera pas très longtemps et des coutures un peu visibles à mon goût.
Ceci dit c'est un bon début pour une quiche du tricot comme moi qui ne savait faire que de l'écharpe.
Donc, sur ma lancée, j'en attaque un deuxième ...
Et encore merci Marie pour le tuto...
Holidays !
Les filles ont repris le chemin de l'école, moi celui du boulot.
Nos vacances dans le Var sont terminées mais il nous reste quelques photos ...
Ses mots sur ces maux
Je n'ai pas posté depuis plus d'une semaine.
Certes, il y a eu les vacances dans le Var chez mes parents. Mais il y a surtout eu ce jour sombre.
Je suis longtemps restée devant l'écran à me demander comment coucher sur ce blog ma tristesse, ma colère voire ma haine devant les résultats de ce 1er tour.
Je suis restée "sèche", n'arrivant pas à trouver les mots. Certaines l'ont très bien fait. Moi je ne m'en sentais pas capable.
Mercredi, j'ai lu la lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat.
Ses phrases, ses mots qu'il pose sur ces maux, tout est d'une intelligence, d'une justesse à couper le souffle.
Il exprime à travers ce billet, ce que je ressens depuis dimanche.
Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat
Jean,
J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Antraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !
Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave !
Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…
Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Ecris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !
Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métros, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Elysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…
Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…
Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite “décomplexée”.
Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries !
Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous “le Temps des Cerises” ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…
Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…
Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…
Je t’embrasse.
Philippe Torreton







































































